Mariana Correia

& FADO FATUM


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Mariana Correia – Voix 
(Née à Lisboa, Portugal en 1960). 

Elle émigre en Suisse, à Genève, en 1985.

Encouragée par ses amis et par un heureux hasard que Mariana Correia commence à chanter le Fado. Même si ,enfant déjà, une petite voix lui soufflait à l’oreille de faire usage de ce don particulier.
Elle rejoint la formation du groupe fondé  par Armando Santos en 1988.
Connue et reconnue partout en Suisse au sein de la communauté portugaise et dans les villes frontalières, elle a su capter l’attention du public grâce a son charisme et sa sensibilité.
Son répertoire est vaste, et  imprimé de textes et musiques traditionnels et contemporains.
Un premier enregistrement ,en 1994, est né : Saudade, purement traditionnel.
2004 : un nouvel enregistrement : Mensagens, 14 thèmes  avec des  textes de poètes contemporains, sur des musiques de Fado traditionnel, intégrant deux autres musiciens au groupe pour l’accompagnement musical.
Mariana Correia est heureuse de pouvoir faire découvrir ses racines en chantant le Fado. Et Genève, si cosmopolite, lui rend bien ce bonheur.

Sa devise : « Ne jamais oublier d'où l’on vient ni où nous sommes ».

Mariana, exerce une activité professionnelle parallèlement à son activité de musicienne.   


PROGRAMME DU CONCERT


Présentation du Groupe Fado Fatum


Carlos Santos Machado – Guitare classique, dite, Viola de Fado 
(Né à Braga, région du Minho – Portugal, 1954).

A 14 ans, une guitare offerte par son père, Carlos Santos Machado décide de   prendre des cours de guitare classique. Il abandonne ses études, le temps de son service militaire. Ensuite, Carlos s’éprend d’amour pour le Fado, cette expression musicale si particulière, et la guitare d’accompagnement.
Il émigre en Suisse, à Genève, en 1984
En 1993, il rejoint la formation du groupe, tout en gardant son activité professionnelle.


Mário Correia – Guitare classique, dite, viola de fado et Guitare basse de fado 
(Né à Huambo, Angola en 1960). 

Mário Correia  arrive à Lisbonne en 1976. Il fait partie d’ensembles musicaux afro-brésiliens. Émigre en Suisse, à Genève en 1984.
Si la musique africaine et classique brésilienne font partie de ses racines, c’est dans le fado que ses deux cultures se croisent et s’affirment. C’est une recherche permanente de nouvelles sonorités, tout en restant fidèle aux accords de base du Fado.
Mário Correia, en plus de la guitare, exerce une autre activité professionnelle
.


Humberto Vicente – Guitare Portugaise. 
(Né à Vila Franca de Xira, région du Ribatejo, Portugal – 1951).

L’enfance de Humberto Vicente s’est passé au Mozambique. Son père y tenait, pendant plusieurs années, un établissement hôtelier. Le Fado faisait partie de « la carte » , où chaque semaine les grands noms du Fado venaient de Lisbonne pour animer les soirées. Humberto Vicente fini ses études en Afrique du Sud et fait carrière professionnelle dans la police judiciaire portugaise. Toujours au Mozambique, il a fait partie de plusieurs groupes de bal, comme guitare solo et guitare basse.
Retour au Portugal en 1975 et six ans plus tard, il se dédie totalement à la guitare Portugaise. Il accompagne de nombreuses figures de renom du Fado, dans des concerts et Maisons de Fado, à Lisbonne.
Actuellement, jeune retraité, il donne des cours de guitare portugaise à la demande du Service Culturel de la Mairie de Cascais (Lisboa). 
Depuis deux ans, le groupe de Fado de Mariana Correia invite Humberto Vicente à se joindre à la formation, le temps d’un concert.





Ce concert est parrainé par la Banque Reyl



Le Fado

Le mot Fado vient du latin Fatum, qui veut dire : Destin. Il apparaît, dans certains textes, aux alentours du XIXe siècle.

Fado est une expression de la culture portugaise qui est intimement liée au peuple portugais, qui s’identifie à cette musique qui est d’origine urbaine. Le Fado est un poème racontant une histoire réelle ou imaginaire, mélange de nostalgie et mélancolie, mais en aucun cas triste. Il parle de la providence, de la fatalité et transmet l’idée que le destin humain est réglé par une autorité surnaturelle, qui doit être respectée. Aucun mortel ne peut le changer. C’est un « chant de l’âme portugaise ». Certains  affirment que le Fado est comme : « Une sorte de beauté tourmentée par la fatalité ».

Le mot Saudade, tant de fois évoquée, est souvent comparé au mot nostalgie, mais son sens est beaucoup plus fort et profond.

Entourée par le Tage et ayant un Port d’attache très animé, Lisboa, ville aux sept collines, fut très certainement une scène privilégiée pour le Fado. Les poètes, paroliers, musiciens et compositeurs et enfin les « fadistes » ont aussi joué leur rôle.

Le Fado est accompagné par des instruments acoustiques construis, avec des bois précieux. Le plus important est la guitare portugaise : instrument à 6 cordes doubles, avec des sonorités, accords et accordage uniques au monde. Viens ensuite la guitare classique, dite Viola de Fado à 6 cordes (pour un ensemble musical simple). Plus tard apparais la guitare basse, dite Viola Baixo, pour lui donner plus de corps.
La guitare portugaise de Lisboa a une volute (tête) en forme d’escargot, style rococo.
 
Coimbra, ville d’étudiants et troubadours à un autre style de Fado : la Balade Coimbrã.

Les textes, plus académiques mais simples sont chantés surtout par des hommes à la voix claire et bien portante. Au contraire de celui de Lisboa qui est chanté aussi bien par les femmes que par les hommes. Ils chantent des complaintes d’espoir à leur bien aimé, les légendes et croyances jadis alimentées par le peuple, textes et balades d’intervention anti-régime politique, ainsi que le Mondego, rivière qui entoure la région. Ils nous font naviguer et rêver au son de la guitare d’accompagnement, la guitare portugaise de Coimbra, construite de manière différente de celle de Lisboa. Son accordage est aussi différent. Elle se distingue par une volute (tête) en forme de larme.

Quant aux autres instruments, ils restent presque inchangés par rapport à ceux d’accompagnement du Fado de Lisboa.